Mozzarella. La Principessa.

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« Quand tu viendras à Milan, je t’emmènerai au Mozzarella Bar, tu verras c’est merveilleux ! »

Je me souviens encore ce que m’a répondu mon amie française.
Une très bonne amie en plus, que je connais depuis longtemps, et jamais en reste pour ce qui est de bien manger. Le genre d’amie qui te fait plaisir quand tu vas au restaurant, qui, comme toi, s’extasie d’un rien, a envie de goûter dans les assiettes de tout le monde, et surtout tient à découvrir les us et coutumes locaux en termes de gastronomie. D’autant plus qu’elle me fait confiance et me laisse choisir pour elle les yeux fermés tout ce qu’elle doit goûter sur la carte italienne. Autant te dire qu’elle, l’Italie, et moi, ce sont chaque fois de grands moments de bonheur gustatif que nous vivons. L’organisation de nos weekends commence toujours par « Bon, qu’est-ce qu’on mange, là-bas ?« .

Vraiment, une bonne amie.

« Comment ça un « mozzarella » bar, mais un bar à mozzarella, y’en a plusieurs de mozzarella ? Mais pourquoi faire, ça n’a pas de goût la mozza ! »

Je ne sais pas si tu te rends bien compte, mais ça m’a tellement scié les jambes que j’ai failli pleurer.

Jusqu’alors, j’imaginais bien que cette petite merveille n’était pas appréciée à sa juste valeur, vues les pâles et immondes copies d’insalata caprese qu’on trouve dans les restaurants à l’étranger, mais jamais je n’ai évalué l’ampleur du désastre ! Santo cielo, mais te rends-tu bien compte ? Est-ce que tu te rends compte à côté de quoi tu es en train de passer ? Tu me regardes avec des yeux ronds et tu ne comprends pas pourquoi je m’excite… Tu sais ce que ça m’inspire ?

Ça m’inspire ni plus ni moins le type qui vend 5 euros aux puces une des toiles poussiéreuses qu’il a trouvé dans le grenier de son grand-père, sans se rendre compte que c’est un chef d’œuvre de grand peintre. Je passe là, à côté, et je m’égosille, je fais presque de l’auto-combustion, je m’arrache les cheveux – « Mais regarde ! Lààààà !! Regarde bien ! » – c’est peine perdue.

Il va s’en mordre les doigts, quand il va se rendre compte de sa méprise, tu sais.

Et je sais que tu te méprends, toi-aussi, sur la principessa. Mais pour une fois, ce n’est pas entièrement de ta faute. Ni celle des Italiens. C’est sa faute, à elle. Parce qu’elle est furtive, il faut pouvoir la saisir, être proche de son lieu de naissance pour pouvoir vraiment – vraiment – en apprécier toutes les saveurs, toutes les notes, toutes les subtilités. Les Italiens eux-mêmes le savent, que la mozzarella est capricieuse. Comme une princesse.

Une princesse, oui.

Qui se fait désirer.

Qui est née il y a fort longtemps, au fin fond de l’Italie, autour du XIIe siècle, quand des Italiens de Campanie ont commencé à transformer le précieux lait que leur donnaient les bufflonnes de la plaine. La pianura di Volturno. Sur la côte, juste au nord de la costiera amalfitana.

Tu visualises un peu, comme elles devaient être sereines ces belles bufflonnes italiennes par là-bas ? Effleurées par l’air de la mer, et surplombées par le majestueux Vesuvio qui menaçait veillait ? Tu m’étonnes, qu’elles produisaient ce bon lait.

Comme souvent quand il s’agit de fromages italiens, ce sont des moines qui ont transformé ce latte di bufala qu’ils aimaient tant. Probablement en le faisant cailler par erreur puis en s’apercevant de sa coagulation et solidification. Alors ils en ont fait des « mozzi« .

« Mozzo » du verbe « Mozzare » – littéralement « faire des morceaux ».

Simplement, avec les doigts. Ils ont goûté ça avec du pain. Et ils en ont offert aux pèlerins qui passaient. C’est devenu une coutume.

Ok, je ne sais pas si je m’explique.

Les moines italiens du XIIe siècle là, dans leur plaine près de la mer, ils venaient d’inventer la mozzarella di bufala, tu sais, celle qui t’oblige à débloquer ton PEL quand tu cherches à en acheter une authentique en-dehors des frontières italiennes ?

Celle-là même ! Paf ! En faisant cailler du lait de bufala, ils ont donné naissance à l’un des fromages les plus délicieux de l’histoire du pays, un des symboles les plus emblématiques de l’Italie dans le monde. Et quel fromage ! Quand je pense que l’Italie est ce pays qui a donné vie au parmigiano reggiano MAIS AUSSI à la mozzarella di bufala, je me dis que ça suffit amplement à demander la nationalité italienne et renier famille, amis, patrie.

Je pourrais parfaitement vivre d’amour, d’eau fraiche et de mozzarella di bufala.

Ils ont mis de la magie dedans.

Quand tu penses ensuite à tout ce que les Italiens ont inventé AUTOUR de la mozzarella, AVEC la mozzarella, POUR la mozzarella,… ah oui non, tu ne sais pas, suis-je bête, toi tu ne connais que la Galbani. C’est français Galbani, tu savais ? Oui, oui. C’est devenu français en 1989, jusqu’alors, j’imagine que Monsieur Galbani savait faire la mozzarella. Oh, ils ont bien des usines en Italie, mais c’est un peu de poudre aux yeux. C’est bien français maintenant. Pas que les Français ne sachent pas faire les fromages – attention, je n’ai jamais dit ça et je ne le dirai jamais, lâche ce flingue – mais s’il s’agit de mozzarella, tu ne m’en veux pas, je préfère faire confiance à la manière de procéder des moines de Campanie du XIIe siècle.

Surtout que plus tard, aux alentours du XVIIIè siècle, la consommation de mozzarella di bufala s’est largement répandue en Italie grâce aux élevages grandissants de bufflonnes dans tout le sud de l’Italie.

Et là, miracle. Du Molise jusqu’en Campania, en passant par le Lazio bien sûr mais également la bella Puglia, des élevages de bufflonnes partout. Avec des Italiens qui font des « mozzi« . Mais pas seulement. Ils font des mozzi (boules), des nodini (petits noeuds), des treccie (tresses), de la burrata (crème), des perline (perles), des ciliegine (petites et mignonnes comme des tomates cerises), des bocconcini (bouchées), et des milliers d’autres formes.

Ils la servent fresca – fraiche, à peine produite, parce que c’est là qu’elle libère toute sa splendeur, cette capricieuse. Fais-lui parcourir quelques kilomètres, laisse-la patienter quelques heures, et ce n’est déjà plus la même.

Éphémère.

Imagine maintenant que tu ailles dans les Pouilles ou en Campanie cet été. Et que tu aies la bonne idée d’aller visiter un caseificio. Va la goûter à peine produite par le casaro – le fromager. Tu vas voir, elle va briller, sa jolie robe va reluire, bien lisse, parfaite. Quand tu vas la couper, l’intérieur sera juteux, elle jettera un peu de lait. Si tu as mis un peu d’huile d’olive de nos terres argentées, j’espère que tu as 8kg de pain pour fare la scarpetta – saucer – et ne pas en perdre une goutte.

Légère, aérienne et incroyablement savoureuse. Une explosion de fraicheur sur ta langue. Tu pourrais en manger 12 d’affilée.

Mais ils te la servent aussi affumicata – fumée. Sèche, autrement dite. C’est la même. Sauf que ce n’est pas la même. Un peu comme si la princesse avait vieilli et s’était bonifiée, elle n’est plus une vierge blanche, innocente, et pure, elle est devenue une femme de caractère qui a tout un tas de choses à dire. Et à partager. Excessive. Exubérante. Piquante. Débordante.

Un seul tout petit morceau suffit pour envahir ton palais. Une gifle.

Mais tu en redemandes. Tu vas la manger tout le temps. A tous moments. Toute l’année.

En début de repas, fraiche ou affumicata, avec du melone ou du prosciutto crudo ou des verdure grigliate ou des vraies tomates de chez nous ou tout simplement avec un filet d’olio d’oliva.

En cours de repas, chaude et filante dans le plat de pasta, dans les involtini, dans les insalate, sur la pizza,…

En fin de repas, quand tu n’en peux plus, mais que tu vois la mamma arriver et déposer UNE PISCINE de mozzarella devant toi. Que l’oncle est allé patiemment chercher le matin même dans le caseificio de confiance, dans la montagne…

« Il faut les manger TOUTES dans la journée, parce que demain, elles n’auront plus le même goût, capito ? »

Bon, tu vas te sacrifier hein. Tu croques dedans comme dans une pomme. Puis dans une deuxième. Puis dans une troisième. Comment ça il n’y en a plus ?

Rinfrescante. Strepitosa.

Malheureusement, cette expérience est réservée à un petit nombre de privilégiés. Je vais te faire crever de jalousie en te disant que j’en fais partie, mais que veux-tu, c’est comme ça.

Surtout que les Italiens sont généreux, ils la partagent du mieux qu’ils peuvent, la mozzarella. Ils ont même produit la mozzarella à partir de lait de vache, celle qu’on appelle joliment la « Fior di Latte » en Italie – la fleur de lait. Qui est aussi très douce et très bonne.

Alors non, ce ne sera jamais comme la manger fraiche dans le caseificio sur le flanc de la montagne qui surplombe la vallée paisible, là où les bufflonnes paissent sans se soucier des visiteurs, avec la mer au loin, là où le vent est doux et chaud et les Italiens ont le visage brûlé par le soleil. Là où le casaro connait par son prénom chacune de ses bufflones.

Mais je vais te donner une petite recette que tu pourras faire avec une simple mozzarella fior di latte, si tu promets de t’appliquer.

Ils en ont inventé des choses, les Italiens autour de la mozzarella principessa. Tu n’as pas idée. Et tu commences à les connaitre, tu le sais, qu’ils font un peu la commedia. Tu arriverais presque à apprécier leurs excès. Presque !

La principessa.

Aie un peu d’imagination. Il lui faudrait un beau carrosse. à cette princesse, pour commencer.

Subito !

Les Italiens lui en ont offert un : la mozzarella in carrozza.

Applaudissements.

Et encore une fois c’est d’une simplicité enfantine.

Approche-toi et écoute bien : tu fais chauffer une abondante quantité d’huile dans une poêle (haute si possible, et de l’huile de qualité si possible, je te vois, c’est une princesse, si tu la maltraites, je vais te faire mal, tu vas encore pleurer, dire que les Italiens ont volé la coupe du monde et je serai obligée de te tuer, on préfèrerait éviter d’en arriver là, toi et moi, surtout toi) et pendant ce temps, entre deux tranches de pain de mie, tu places des tranches de mozzarella.

Tu enlèves la croûte du pain de mie, tu ne gardes que la mie. Tu presses bien entre tes petites mains, tu fais tremper dans un mélange de jaune d’œufs (et un peu de sel un peu de poivre si tu veux) et hop, tu fais frire de chaque côté. C’est très rapide, dès que c’est doré tu égouttes sur du papier absorbant et tu sers ça comme un super antipasto typiquement italien à tes invités. C’est chaud, c’est filant, c’est extrêmement bon et délicat malgré la friture, tu vas leur en mettre plein la vue.

Et tu leur expliqueras de ma part, que la mozzarella di bufala, la vraie, on ne la produit que dans certaines provinces de quatre régions du sud de l’Italie : il Molise, la Campania, la Puglia, il Lazio. Tout le reste, tout ce qui n’arbore pas le sigle D.O.P. – denominazione di origine protetta – est une insultante contrefaçon. Et ça mérite la mort par décapitation.

Quand je serai certaine que tu lui réserves ton plus beau carrosse à cette principessa, je t’autoriserai à mettre d’autres ingrédients avec elle, pour ne pas la laisser seule. Mais pas trop, souviens-toi, en Italie, on aime quand c’est simple. Mais – par exemple – du caviar d’aubergine, des tomates séchées, des courgettes grillées… Chut, je n’ai rien dit tu n’as rien lu. D’abord, tu lui laisses son carrosse pour elle toute seule.

Je t’autorise même à leur dire que c’est une mamma pugliese qui t’a donné la recette et que tu préfères la garder pour toi pour l’instant.

Laisse-les donc penser que la mozzarella n’a pas de goût.

Toi, tu sais maintenant.

A presto.
@flonot

50 responses to “Mozzarella. La Principessa.

  1. C’est malin, ça me fait une raison de plus d’avoir envie de franchir les Alpes. Je ne vous remercie pas, mademoiselle.

  2. La mozzarella est une preuve de l’existence de Dieu. Hélas, je n’ai jamais eu l’occasion d’aller la goûter dans un casale de Campanie, mais c’est une chose qu’il me reste à faire absolument – absolument – avant de passer dans un monde meilleur – pas sûr qu’il soit meilleur s’il n’y pas de mozzarella, cela dit.
    La mozzarella di bufala, c’est bon. C’est divin. C’est de la liqueur d’ange. Moi, je la préfère en caprese. Avec de bonnes tomates charnues et goûteuses, du basilic frais, à peine cueilli, et une bonne huile d’olive. Et du bon pain. Du bon pain de campagne, pas de la baguette – ça ne va pas avec, la baguette.

    Sinon, il y a une chose qui me rend malheureux : c’est le trafic que la mafia opère dans le sud de l’Italie avec les ordures de Naples et les déchets industriels. Ils jettent toutes ces saloperies toxiques dans la nature, sur des terrains, juste à côté des bufflonnes. La terre est polluée, souillée, intoxiquée. Les bufflonnes sont contaminées et tombent malades, produisent du lait toxique, et donc de la mozzarella impropre à la consommation. Des mafiosi font ça. Des mafiosi qui sont italiens. Et là, je ne comprends pas. Pourquoi ils font du mal aux bufflonnes, les mafiosi ? Ces gens-là méritent le mépris et la prison. On ne souille pas la nature. On ne fait pas de mal aux bufflonnes. On ne gâche pas la mozzarella. Tout ça, c’est sacré.

  3. Monica

    Et la burrata ! C’est très bon aussi !

  4. Nikaia

    j’ai eu l’immense chance de gouter à ce délice … après une longue route (Nice-Salerne) en voiture … je suis arrivée à 17h chez des amis d’amis qui étaient allés chercher la mozzarella du jour dans une fabrique proche
    et nous avons mangé ça, avec des tomates mures justes récoltées (et encore tièdes de soleil) un filet d’huile d’olive et un peu de sel … 15 ans après je m’en souviens encore :)

  5. « de la burrata (crème) »

    M’enfin, je croyais que la crème n’existait pas en Italie?!?

    Il ne me reste plus qu’a trouver de « la mozzarella di bufala » avec « le denominazione di origine protetta » marqué dessus!

  6. Rétrolien : Mozza me, mozza me mucho* | La PinardotheK

  7. Renaud

    Mais à Paris il y a un bar à Mozzarella ! Enfin, il y avait, ok. Il a fermé. Mais ils recherchent un nouvel emplacement ! Alors si tu veux investir pour la santé gastromique des parisiens : c’est ici http://www.baramozzarella.com/ :)

  8. Je découvre votre blog grâce à l’ami Fra Francesco (de la Chianti Académie sur horsjeu.net). Et soudain je vous aime. Rien que pour ça, je vous épargnerai le calembour sur Gianluigi Bufflonne.

  9. Je ne peux pas lire cet article en entier. Déjà, en sautant des lignes, j’ai envie de me rouler dans la mozzarella. Mais alors si je le lis en entier … Aaaaaah aiuto devo tornare in italia !!!

  10. Sandro

    Et donc, il s’appelle comment ce bar à Milan Floriana ?

  11. Mimi

    Ah Floriana!!! je sais ce qui me reste à faire, moi qui ne vis pas en Italie et qui n’a pas de mozzarella fraîche… Je vais prendre prendre celle que je trouve (elle se dit « di bufala » mais je ne suis pas sûre qu’elle le soit…), je vais l’installer dans son carrosse et je vais la manger en relisant ton post… Je la trouverai meilleure!! Merci

  12. thomas

    à mon avis floriana quand le dénommé Guy vous donnera de nouveaux leçons de grammaire, soyez circonspecte: c’est bien sûr: (elle) tienT ………. qui était correct ! ahhhhhh ces correcteurs de blog, comme ils sont gentils!……..

    à part ça j’ai vu dans la région de Parme des élevages de buflonnes qui avaient triste allure

  13. thomas

    de nouvelles leçons ……scusi

  14. Vince

    Si j’ai bien tout compris, pour trouver de la mozzarella qui a du goût, il faut connaître maître Pipo Zappati qui siège dans son magasin de trois mètres carré au sommet de la colline en prenant le petit chemin qui serpente à travers la forêt mais attention il faut tourner à gauche quand on passe à côté du rocher et non à droite.

    Ca m’a l’air facile, au fond.

    Et je ne suis même pas normand ! ;)

    • Floriana

      J’ai beaucoup ri !!
      Pour en trouver une qui a deja beaucoup de gout, il suffit de venir en Italie. Pour toucher du doigt l’extase, il faut aller chez Pippo Zappati :)

  15. Vince

    C’est un peu ça le problème, quand on habite à Panam comme moi, ça fait quand même loin pour du fromage blanc ! :) Bon, je suis mesquin car je consomme quand même quelques produits italiens pas trop pourris disponibles facilement : pâtes De Cecco et huile d’olive Caparelli (c’est bien ou c’est pas bien Caparelli ??), je fait tout cuire avec de l’huile d’olive, je suis accro à l’huile d’olive… Je suis allé une fois en Italie et je dois bien avoué que c’est là bas où j’ai mangé les meilleures pâtes (à Florence dans un resto un peu à l’écart de la ville), mais pour les fromages, désolé, c’est nous les meilleurs ! :))

  16. Je suis morte de rire : j’ai répondu à mon mec exactement la même chose que ta copine et je me suis fait foudroyer sur place. « Sì, ma perchè tu non sai cos’è la Mozzarella. » Premier impair diplomatique.

    J’ai commis le deuxième quand j’ai avancé la main vers mon couteau pour manger mes lasagnes grâtinées. Depuis, je me tiens à carreaux et j’arrive presque à enrouler mes spaghetti et mes tagliatelle correctement. ;-)

    Ce blog est vraiment super !

  17. J’ai découvert votre blog ce soir et j’ai bien dû lire une dizaine d’articles !! je suis fan de votre façon d’écrire et de décrire l’Italie. J’ai hâte de lire les prochains articles !! Bonne soirée et merci :D

  18. Clara

    Floriana, d’habitude je suis de tout coeur avec toi, mais franchement OBIKA… on a vu mieux !! j’y suis allée l’été dernier à Milan, la charcuterie n’est pas bonne (et coupée épaisse, le comble !!) et la mozza bien quelconque… en plus c’est cher. Tous les défauts typiques des chaînes ! On trouve de meilleures mozzarelles chez des traiteurs italiens, même à Paris !! sisi.

    • Floriana

      Mais c’est fou je n’ai pas eu du tout cette expérience ! J’y allais tout le temps quand je vivais à Milan. J’aimais beaucoup leur charcuterie justement, et la burrata.
      Apres je suis d’accord qu’on peut trouver mieux, mais je trouvais la choses correcte, c’est pour ça :)

  19. andanson

    C’est très très largement inspiré du compatriote JM Cavanna ce style. Frais et distrayant, et les recettes donnent l’eau à la bouche.

    • Floriana

      Merci beaucoup ! Et pourtant je n’ai jamais lu Cavanna… (pardon)
      Floriana

      • bougnat63

        Il a fallu que j’attende de lire votre recette pour comprendre ce qu’était de la Mozzarella et tester les lasagnes maison ce WE, MERCI beaucoup:
        il ragù, c’est une partie des fondations de l’humanité, et c’est un délice
        Pour le style, je persiste, c’est bien dans la veine de Francois Cavanna, et je vous recommande vivement la lecture de ce bouquin:
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ritals
        Et des autres livres du même bonhomme, qui m’a fait découvrir et rêver l’Italie depuis le fin fond de l’Auvergne
        Merci encore à vous pour ce plat magique

  20. Fred

    C’est pas gentil de me faire pleurer comme ça, c’est même cruel. J’ai vécu un an à Salerno, en plein pays de la Mozzarella di Buffala… Li anche quella fresca si compra al supermercato del quartiere…
    Bon, j’ai passé un an là bas et pas une semaine sans qu’il n’y ait au moins un repas qui consistait uniquement en une grosse boule de Mozzarella di Buffala bien laiteuse, du pain et de l’huile d’olive… C’est tout. Et c’est comme ça qu’elle est fabuleuse.
    Quando ci penso, piango ancora…

    Saluti!

  21. fred

    Le débat ne serait pas sur la qualité mais bien sur la variété, les fromages français sont très dissemblables d’un village à l’autre, en Italie il y a moins de variété. En revanche ce que n’ont pas les fromages français c’est des fromages du genre peccorino peppato qui est juste une tuerie…

    • Floriana

      Il y a une grande grande grandissime variété de fromages en Italie, inconnus partout ailleurs. De villages en villages, des nouveaux fromages italiens, de toutes sortes. Vous n’imaginez meme pas. Il pourrait y avoir débat :)
      Mais j’adore mes deux pays pour le fromage, je suis chanceuse !
      A bientot
      Floriana

  22. Pascal Lupo

    Bravo pour votre blog et spécialement pour votre article sur la mozzarella.
    La mozzarella est le miracle issu de la rencontre du lait de bufflonne et du citron. Cette rencontre n’était possible qu’en Campanie.

  23. Oui. Souvent je mange de la mozzarella. Celle de mon latticino préféré à côté de chez mes Zii dans les Pouilles. Enfin, c’est le latticino préféré du zio mais c’est pareil, c’est le mien aussi par voie de conséquence. De D.O.P. en D.O.P. je me suis un jour retrouvé en Campanie. Dans le restaurant d’un village dont j’ai oublié le nom, j’ai mangé une mozzarella Campana. C’était différent. Pas meilleur mais tellement bon : une découverte, une émotion gustative qui arrive directement au cœur et qui fait monter la larme à l’œil. Il n’y a que la cuisine de la mamma qui m’a fait ça. La cuisine de la mamma et cette mozzarella.

  24. Mat'

    Pour ceux qui habitent en Belgique ou au Luxembourg, vous trouverez une mozzarella de qualité et pas trop cher (http://www.fattoriegarofalo.it) dans tous les supermarchés Delhaize pour ne pas dire leur nom (ils ont l’exclusivité de cette marque).
    A quand le MozzarellaClub ?

  25. Alors c’est marrant cette coïncidence.
    Voici que cet article est mis en avant sur Twitter tandis que le sujet est d’actualité à la maison. Il se trouve qu’aujourd’hui dans la classe de ma fille la maitresse a demandé de citer des mots italien avec 2 « z ».
    Et ma fille a naturellement pensé à mozzarella.
    Et la maitresse lui a répondu qu’il n’y a qu’un seul « z », ce qui l’a interloquée.
    Et elle m’a immédiatement narré l’histoire dès que je suis venu la chercher.
    Et je l’ai aussitôt rassurée. Et du coup je lui ai promis qu’on irait en acheter ce week-end. Celle qu’on trouve ici : http://www.carlier-vogliazzo.fr/gastronomie-fabrication-specialites-regionales-etrangeres-roubaix.

    A presto!

  26. arno

    Fan de mozza, je conseil la Ndrangheta. Juste parfaite.

  27. Rétrolien : Salé | Pearltrees

  28. Christophe Charlon

    Ô mes fromages, mes amis qui réjouissez ma table et videz mon compte en banque je vous demande pardon. Pardon à St-Nectaire, à ma jolie fourme de Montbrison. Pardon à Monsieur le Comté et à mon p’tit Coeur de Neuchâtel. Vous savez bien que pour vous trouver je peux faire des Kilomètres. Souvenez vous que cet été, au retour des vacances j’ai emmené ma famille loin des autoroutes et des nationales pour trouver cette ferme du Domfrontais qui fait un camembert si… Souvenez vous qu’au cours du périple ma compagne me disait: Tu es sûr que ça vaut le détour? Et moi, implacable: Quel détour? Le seul détour serait de prendre une route qui ne passe pas par cette ferme!
    A mille lieues de la Campanie, chez mon Fromager préféré, Mathieu à Roncq, il m’arrive d’acheter de la Burrata DOP (Pendant que le Roquefort regarde ailleurs…). Et comme je ne sais pas comment ça se mange, je la couche en morceaux (surtout pas tartinée!) sur un tranche de bon VRAI pain que j’ai coupé moi même avec juste une p’tite goutte d’huile d’olives et puis c’est tout et je la déguste même( surtout) au petit déjeuner, ou au goûter. Surtout pas avec les autres fromages, ils sont trop costauds et ils pourraient lui faire du mal.
    Alors, à la lecture de votre belle histoire, une question me hante et m’empêche de dormir: Comment faire accepter à ma tribu un « petit détour » par la Campanie pour goûter un fromage au retour des vacances… En Bretagne!

  29. khalil

    Un article rafraîchissant comme la buffala que j’ai enfin pu trouver à côté de chez moi à Casablanca!
    Et oui, elle porte la mention DOP!

  30. Eve

    Mmmm la mozzarella Napolitaine entre un bout de pain… Et son jus que l’on boit comme de l’eau… C’est malin maintenant je vais devoir me refaire l’aller retour pour apprécier ce qui, en France, a un gout de carton. Merci beaucoup pour tous tes articles j’aime beaucoup.
    Ci vediamo :)

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